La DGRH nous donne un nouvel et triste exemple de ce qu'elle considère comme le dialogue social. Nous venons ainsi de découvrir la réduction du ratio déterminant le nombre des accès à la hors-classe pour les années à venir. Actuellement fixé à 34,5%, il passera à 33% pour 2013 et à 32% pour 2014.

Cette diminution est certes moins rude que celle de nos collègues IA-IPR qui voient leur ratio diminuer de 10% en deux ans, elle n'en est pas moins inacceptable. Cette réduction traduit surtout le total mépris des organisations syndicales représentatives. Aucune discussion n'a en effet précédé la publication de cet arrêté. L'accroissement du ratio (passage de 28,4% à 34,5%) avait pourtant fait l'objet de négociations et nous avions dû patienter avant que ce nouveau taux soit effectivement mis en oeuvre. Pour la dégradation, tout semble pouvoir aller bien plus vite !

Nous attendons encore aujourd'hui le début de concrétisation des maigres avancées obtenues dans le cadre de l'agenda social. La revalorisation du montant de base du remboursement des frais d'hébergement a bien été publiée mais tarde à entrer dans les pratiques. A ce jour ULYSSE continue à prévoir des remboursements de 60€ par nuitée au lieu des 90€ prévus. Nous attendons encore toute forme d'amorce de progression en ce qui concerne les indemnités kilométriques ; de la même manière, la réflexion relative aux véhicules de service reste au point mort ; la suppression de la clause de mobilité pour l'accès à la hors-classe reste au niveau de l'engagement mais ne connaît aucune concrétisation...

Comme disent nos amis du SE : "Faut qu'ça change !"

Consulter l'arrêté

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Une indignation largement partagée : article de Laura Taillandier, relevé dans l'AEF du 30 avril à 17:49

Inspecteurs : une baisse des taux d'accès à la hors-classe « en catimini », selon quatre syndicats


« Nous venons de découvrir la réduction du ratio déterminant le nombre des accès à la hors-classe pour les années à venir. Actuellement fixé à 34,5 %, il passera [pour les IEN] à 33 % pour 2013 et à 32 % pour 2014. Cette diminution est certes moins rude que celle de nos collègues IA-IPR qui voient leur ratio diminuer de 10 % en deux ans, elle n'en est pas moins inacceptable », fait valoir le Sien-Unsa dans un texte, dont AEF a eu copie, lundi 30 avril 2012. Un arrêté du 25 avril 2012, paru au JO du 29 avril, fixe pour les années 2012, 2013 et 2014 les taux de promotion dans certains corps de fonctionnaires relevant du ministère de l'Éducation nationale. Pour les IA-IPR hors-classe, les taux applicables sont pour 2012 de 50 %, pour 2013 de 45 % et pour 2014 de 40 %. Pour les IEN hors-classe, les taux applicables sont pour 2012 de 34,5 %, pour 2013 de 33 % et pour 2014 de 32 % (AEF n°166030).

Contactée par AEF sur ce sujet, la DGRH du ministère de l'Éducation nationale n'a pas donné suite à ce jour.

Selon le Sien-Unsa, « cette réduction traduit surtout le total mépris des organisations syndicales représentatives » car « aucune discussion n'a en effet précédé la publication de cet arrêté ». « L'accroissement du ratio (passage de 28,4 % à 34,5 %) avait pourtant fait l'objet de négociations et nous avions dû patienter avant que ce nouveau taux soit effectivement mis en œuvre », note le syndicat.

Le Sien-Unsa signale attendre « encore aujourd'hui » la « revalorisation du montant de base du remboursement des frais d'hébergement » qui « tarde à entrer dans les pratiques ». « Nous attendons encore toute forme d'amorce de progression en ce qui concerne les indemnités kilométriques ; de la même manière, la réflexion relative aux véhicules de service reste au point mort ; la suppression de la clause de mobilité pour l'accès à la hors-classe reste au niveau de l'engagement mais ne connaît aucune concrétisation… »

« QUEL SOMBRE MOTIF ? » INTERROGE LE SNPI-FSU

« Pour quel sombre motif cette décision a-t-elle été prise en catimini ? Pour mettre en difficulté un nouveau gouvernement, quel qu'il soit, après les élections présidentielles ? », interroge de son côté le SNPI-FSU, sur son site Internet, dimanche 29 avril 2012. « Quelles raisons ont-elles pu motiver ce mauvais coup porté aux inspecteurs de terrain ? Au total, ne sont concernés que 1 108 IA-IPR et 2 111 IEN. Compte tenu de ces effectifs, les économies budgétaires attendues des baisses de taux d'accès à la hors-classe sont ridicules au regard des contraintes du budget de la nation », souligne l'organisation syndicale.

« En revanche, pour les inspecteurs, il s'agit d'un coup porté à leur moral autant qu'à l'attrait de leur métier. La carrière d'inspecteur est une seconde carrière en fin de parcours professionnel. Pour l'essentiel, l'accès y est soumis à un concours extrêmement sélectif », relève le SNPI-FSU qui « déplore que certains inspecteurs n'aient pu accéder à la hors-classe et de ce fait ont pris leur retraite avec une pension inférieure à celle qu'ils auraient eue en restant dans leur corps enseignant d'origine où ils auraient eu accès à la hors-classe ». « L'un des rares progrès de la réforme des corps d'inspections de 2008 du ministre Darcos avait été l'augmentation du taux d'accès à la hors-classe pour les IEN. On voit ce qu'il advient de ce 'progrès'. »

« INDIGNATION » DU SNIA-IPR

Contacté par AEF, lundi 30 avril, Roger Keime, le secrétaire général du Snia-IPR fait part de son « indignation ». « Il y a quinze jours, nous avons eu une réunion dans le cadre de l'agenda social où nous avons discuté de plusieurs thèses d'évolution de la carrière des inspecteurs. À aucun moment un tel scénario n'a été évoqué », souligne-t-il. « Pour l'évolution de la carrière, on nous répète qu'il n'y a aucune marge d'évolution indiciaire, mais qu'il peut y avoir de la latitude sur les indemnités et les perspectives de carrière. Et là, [à l'inverse] on réduit l'accès à la hors-classe », pointe Roger Keime.

En outre, « un taux d'accès de 50 % peut paraître important, mais dans la mesure où il n'est pas envisagé d'échelon supérieur, le glissement vers la hors-classe fait partie d'un déroulement de carrière ordinaire pour les IA-IPR », ajoute-t-il.

UNE MESURE « INUTILEMENT VEXATOIRE » POUR LE SIA

« De nombreux inspecteurs d'académie prendront leur retraite sans avoir obtenu la moindre promotion en ayant pendant de longues années assumés les lourdes responsabilités qui leur incombent comme hauts fonctionnaires au contact direct et quotidien des professeurs et des classes », regrette pour sa part le SIA, lundi 30 avril. « Qu'on ne vienne pas nous dire que la RGPP ou je ne sais quelle nécessité d'économie budgétaire justifie cette mesure ! L'économie réalisée par cette disposition strictement discriminatoire est de l'ordre d'un milliardième du budget de l'État ! », poursuit le syndicat.

Le SIA dénonce « le peu de considération que le ministre actuel porte aux IA » ainsi qu'une « mesure inutilement vexatoire » qui « pourrait détourner des fonctions d'inspecteur les meilleurs des enseignants dont notre système éducatif a grandement besoin ».

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