Le ministère attend des IEN qu’ils soient des acteurs clés de l’accompagnement des 800 collèges les plus exposés à la difficulté scolaire. Ces établissements, qui représentent 15% des collèges, concentrent 40% des élèves obtenant moins de 8/20 en français et maths au brevet. Il s’agit d’articuler : expertise premier degré, continuité école‑collège et appui direct au pilotage.
Analyse et réaction du SI.EN
Le SI.EN UNSA adresse toutes ses félicitations aux inspectrices et aux inspecteurs promus au 01/01/2026. Vous trouverez dans l'article ci-dessous la liste de ces collègues. Rappelons que notre syndicat reste totalement mobilisé pour que l'échelon spécial devienne un échelon ordinaire de la hors classe !
Alors que des informations un peu schématiques circulent depuis une semaine sur l’indiciaire et l’indemnitaire des IEN, ce qui nous a conduits à répondre et expliciter individuellement à de nombreux collègues les écrits concernés, vous trouverez dans cet article un point exhaustif de l’historique et des perspectives sur le sujet
Petit historique :
Les IEN ont obtenu une revalorisation de l’indemnité de fonctions pour les IEN 1er degré en 2020 et de l’indemnité de charges administratives pour les IEN du 2nd degré en 2021 d’un montant brut annuel de 1 200 €.
En 2022, lors du passage au RIFSEEP, les IEN obtiennent une revalorisation indemnitaire via l’IFSE :
En cumulant les deux revalorisations, le régime indemnitaire des IEN lié aux fonctions occupées a progressé en moyenne de 2 054 € à 2 554 € brut annuel pour les IEN du 2nd degré (soit de 16 % à 20 % d’augmentation), et de 2 961 € à 3 461 € brut annuel pour les IEN du 1er degré (soit de 26 à 30 % d’augmentation).
Par ailleurs, un CIA a été mis en place progressivement à compter de 2023, passant de 500 euros annuel brut en 2023 à 1 600 euros en 2025.
Plusieurs revalorisations statutaires ont également été mises en œuvre pour les IEN :
Bien évidemment toutes ces avancées ne sont pas sans lien avec l’engagement, la détermination et la force de négociation du SI.EN-UNSA, force liée au nombre conséquent de nos adhérents !
Perspectives :
Concernant plus spécifiquement l’accès à l’échelon spécial de la hors classe pour l’année 2026, le raisonnement par le seul pourcentage est une sorte de leurre : en effet, le nombre de promouvables pour 2026 a doublé par rapport à 2025, ce qui a entrainé de fait, à moyens financiers constants, une régulation. En revanche, le SI.EN s’est emparé du sujet de sorte que le nombre de promus 2026 ne soit pas en baisse et, à ce jour, nous sommes en mesure de vous annoncer que ce sont potentiellement 37 collègues qui passeront à l’échelon spécial en 2026 contre 35 en 2025.
Mais cela n’est pas satisfaisant, car vous savez bien que nous nous battons depuis plusieurs mois pour la linéarisation de cet échelon spécial, et que nous étions proches d’aboutir avec le précédent ministère. Au passage, rappelons que c’est bien le SI.EN UNSA qui a négocié l’ouverture d’un dialogue spécifique au printemps 2025 et qui en a obtenu l’ouverture juste avant les congés d’été, le 1er juillet dernier. Même si le changement gouvernemental a mis en pause ce dialogue, nous continuons avec insistance à demander sa poursuite sans délai.
Vous avez pu, vous pouvez et vous pourrez toujours compter sur notre détermination sans faille pour aboutir sur les revendications que portons pour chacune et chacun des IEN.
Un peu comme sur la balance Roberval, chaque adhérent(e) apporte sa masse syndicale pour faire la faire pencher du bon côté.
Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre !
Le SI.EN-UNSA a été reçu par Madame Caroline Pascal ce jour, dans un format fédéral habituel, soit 5 personnes de l'UNSA (UNSA éducation, SE, SNPDEN, SNIA-IPR, SI.EN) .
La parole était libre, et vous trouverez ci-dessous un résumé de notre intervention.
La directrice nous indique qu'un conseiller spécifique de la voie professionnelle est sur le point d'être nommé auprès du ministre, ce qui, traduction du SI.EN, est une bonne nouvelle, en ce sens qu'il ne s'agit pas d'avoir seulement un haut-commissaire qui en aurait l'exclusivité.
Nous avons été fermes, en indiquant que la logistique prenait la main sur l'intérêt de ces évaluations et de leurs résultats, sans aucune évaluation d'ailleurs de leurs impacts réels sur les élèves, du CP à la 3ème.
Le SI.EN a pu dire que toute cette logistique était non seulement poussiéreuse mais aussi totalement contraire aux directives environnementales actuelles, dixit l'éco-syndicalisme, avec des tonnes de papiers produits et distribués.
Nous avons proposé que des expérimentations numériques soient faites avant la fin de l'année scolaire dans le premier degré, le secrétaire général du SI.EN se proposant même de mettre à disposition sa circonscription !
Au-delà du fait que nous ayons interrogé le rôle des EAFC, qui nous laisse parfois perplexe dans les injonctions que nous recevons régulièrement, nous sommes surtout revenus sur l'autonomie qui nous est laissée, en tant que cadre, quant à la mise en œuvre de la formation des enseignants, en citant l'exemple phare des 18 heures statutaire dans le premier degré... car injonctions sur injonctions, au-delà du fond, ça ne rentre plus !
Nous avons donc demandé qu'un recalibrage soit fait, non seulement au niveau de la DGESCO elle-même, mais aussi et surtout au niveau des autorités hiérarchiques locales.
| La directrice générale de l'enseignement scolaire nous a écoutés, a pris note. Nous attendons désormais la suite avec impatience... |
Depuis plusieurs jours, de nombreux collègues ont alerté le SI.EN-UNSA sur le flou concernant la mise en œuvre de la dématérialisation des corrections des épreuves écrites des BAC PRO pour la session 2026. Les discours des Divisions des Examens et Concours (DEC) et du Service Interacadémique pour les Examens et Concours (SIEC pour l’île de France) varient selon les académies :
« rien n’est acté pour l’instant », « nous ne savons pas si la mesure sera mise en œuvre cette année », « seules certaines disciplines pourraient être concernées, peut-être les enseignements généraux » etc…
Face à ces incertitudes, le SI.EN-UNSA a immédiatement sollicité le ministère afin d’obtenir des éclaircissements. Il nous semble important de faire remonter au ministère la nécessité d’une communication claire sur ce dossier, compte tenu de la nouveauté et peut-être complexité du dispositif.
De même, cette communication est d’autant plus importante que le calendrier est déjà très avancé : nous arrivons à la fin du premier trimestre… or, c’est au deuxième trimestre que les inspecteurs commencent à anticiper l’organisation des corrections…
Le SI.EN-UNSA rappelle que cette mission d’organisation des corrections constitue un volet crucial du métier d’inspecteur : elle exige rigueur, planification et accompagnement des équipes. Il est donc indispensable que l’ensemble des collègues soient formés et qu’ils disposent d’une visibilité pour se projeter dans l’organisation du travail à venir.
Autre point abordé par le SI.EN, et non des moindres, celui des disciplines éligibles. Si la dématérialisation des copies présente des avantages dans certaines disciplines, notamment pour les enseignements généraux, il apparaît nécessaire d’adopter une approche différenciée pour certains enseignements professionnels (comme en STI, pour lesquels les études de cas comportent des schémas, plans ou supports techniques) qui se prêtent moins à une numérisation totale. Le SI.EN-UNSA demande donc que les arbitrages se fassent au cas par cas, et non selon une logique uniforme de traitement de masse.
Le ministère est désormais bien conscient des inquiétudes exprimées par les inspecteurs. Il a indiqué vouloir conduire ce projet avec souplesse tout en poursuivant ce dossier afin d’établir un traitement équitable entre les voies générale, technologique et professionnelle. L’objectif du SI.EN-UNSA est que cette évolution facilite le travail des personnels, sans ajouter de complexité à une période déjà chargée.
Le SI.EN-UNSA, avec l'UNSA-Éducation, continuera de suivre de très près ce dossier et d’intervenir auprès de l’administration afin que la mise en œuvre de la dématérialisation des corrections se fasse dans des conditions respectueuses des réalités du terrain en tenant compte de nos missions, et tout particulièrement de nos charges d’examens.