Conclusion

        Syndicat unitaire, constamment caractérisé par son adhésion sans faille à la Fédération de l’Education Nationale, le SNIDEN se présente comme un observatoire, à la croisée des chemins. Par sa volonté de ne pas opposer un "syndicalisme de protestation" à un "syndicalisme de proposition", il a su sauvegarder sa liberté de choix en fonction des problèmes qui se posaient à lui, en précisant ses positions par anticipation et en engageant au plus tôt discussions et négociations.

        L’histoire montre qu’en plus d’un domaine, il a su imposer à ses interlocuteurs l’adoption des thèses qu’il avait élaborées, mûries et concrétisées dans des textes.

        En 1993, avec confiance, il a laissé au Syndicat des Inspecteurs de l’Education Nationale le soin de poursuivre la tâche.



En complément à cet historique...

D’un congrès à l'autre : STRASBOURG 1993 - CRETEIL 1997

        Issu du Congrès de transformation de l’organisation, à Strasbourg, et né le 9 septembre 1993, le SI.EN-FEN n’a tenu son premier vrai Congrès qu’en 1995, à Créteil, date à laquelle s’est constitué, au sein du Bureau, le secteur des lycées et collèges.

        En effet, le SNIIO n’a rejoint le nouveau syndicat qu’à la rentrée de 1994, le SNIPR, pour sa part, préférant fusionner avec l’ancien syndicat des Directeurs d’Ecoles Normales et quitter la F.E.N.

        C’est ainsi que le SIEN est désormais, dans la FEN, le syndicat unique des Inspecteurs dans le secteur de l’Education nationale. Et, en avril 1997, en adoptant ses statuts définitifs, le syndicat des inspecteurs est devenu syndicat de l’inspection.

        Tandis que d’autres organisations éclataient autour de lui, le SI.EN, résultat d’une fusion, enrichi d’apports nouveaux, allait développer une vision élargie du système éducatif.

        Et sa représentativité au sein des organismes paritaires aux différents niveaux est aujourd’hui incontestable.

L’engagement syndical s’inscrit, dès lors, dans la continuité

        Dans un contexte de crise économique et sociale, l’éducation et la formation sont devenues des enjeux majeurs pour les élections présidentielles de 1995. Ces échéances dépassées, en rupture avec les engagements antérieurs, des tentatives de démantèlement de la Fonction et du service publics ont surgi. C’est dans ce climat effervescent que le SI.EN a fait ses premiers pas, toujours associé aux manifestations organisées pour la défense de la laïcité.

        Un texte reprenant la revendication pour un corps unique de l’inspection et intitulé "l’Inspection, réalités et prospective" a été remis au ministre F. Bayrou en mai 1994. Mais, pour ce dernier, "le corps unique, c’est du pipeau !" (sic).

        Vive réaction du syndicat qui, au lendemain du Congrès de 1995, décidait la rétention du courrier administratif et menaçait de ne pas participer à plusieurs opérations, notamment à l’établissement de la carte scolaire et à l’élaboration des sujets d’examen. Tout en confirmant son refus de réaliser le corps unique de l’inspection, le ministre, le 22 juin, annonça l’ouverture de discussions avec le SI.EN-FEN pour dégager des perspectives et trouver des issues de carrière aux IEN.

        Devant la détermination syndicale, ce même ministre, en octobre, acceptait de "faire passer le message de la mission d’inspection et de son unicité" et se déclarait prêt à examiner les revendications présentées. Et, en juillet 1996, dans le cadre de l’application de l’accord Durafour signé par la FEN en 1990, un plan sur cinq ans fut arrêté, pour permettre à 240 IEN inscrits à la hors-classe d’accéder au corps des IPR-IA, tout en restant, s’ils le souhaitaient, sur leur poste d’origine.

        Constatant que se trouvaient exclus du dispositif les collègues inscrits dans la classe normale ainsi que les retraités, recours fut déposé auprès du Président de la République. L’accueil courtois fait à cette démarche n’en a pas moins traduit, à l’époque, une fin de non recevoir.

        Dans le même temps le SI.EN combattait pour que soient appliqués les engagements pris en février 1993 par le ministre Jack Lang. Si ceux qui concernaient l’accélération de la carrière des inspecteurs ont été respectés, d’autres, tels la mise en place d’une évaluation des IEN ou la constitution d’un groupe de réflexion sur les missions semblent avoir été abandonnés.

        L’une des conséquences de cette carence demeure l’impossibilité d’assurer la gestion des inspecteurs hors de tous critères concertés et équitables.

        Dernier volet de l’action syndicale, la revendication de conditions de travail décentes pour l’ensemble des inspecteurs s’est heurtée aux restrictions budgétaires qui produisent entre autres de sérieux retards dans le remboursement des frais de déplacement. Une opération "voiture au garage" et une journée d’action nationale, organisée dans le cadre de la FEN sur le thème "Faut-il payer pour travailler ?" a débouché, en 1994 sur une augmentation sensible de l’enveloppe prévisionnelle pour 1995.

Mais l’évolution des missions dévolues aux inspecteurs ... reste, pour le SI.EN, une préoccupation constante.

        La composition pluri catégorielle du SI.EN n’a pas empêché que se dégage un socle commun, dans une perspective d’évaluation collégiale du système éducatif et des personnels par une équipe d’inspecteurs œuvrant sur une aire géographique déterminée.

        Cette thèse qui s’inscrit clairement dans l’application de la Loi d’orientation de 1989, rejoint également les préoccupations déjà anciennes décrites précédemment. Elle justifie par ailleurs l’objectif du corps unique de l’inspection.

     Quant aux relations entre notre syndicat et la FEN, elles se sont renforcées dans la mise en place des Unions qui rapprochent des syndicats de secteurs voisins. L’Union Inspection-Evaluation-Direction étant représentée à l’exécutif fédéral et au Bureau fédéral national, le SI.EN siège désormais dans les instances exécutives fédérales.

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