CAPN

Nous arrivons au terme du 1er cycle de concertation dans le cadre du GT 05 relatif aux corps d’inspection. Le calendrier que nous avions présenté a été respecté et les trois réunions ont permis d’aborder la question des missions, celle des évolutions statutaires et celle des perspectives indemnitaires.

Mise à jour le 12/01/2021

 GT 05 "Corps d'inspection", fin du premier cycle de concertation

Les échanges ont permis de rappeler quelques lignes organisatrices du débat, mais ont aussi montré les divergences qui pouvaient exister entre les différentes organisations présentes.

Nous avons été amenés à insister à plusieurs reprises sur la vocation de ce GT à trouver le moyen d’obtenir ce qui avait été promis par le ministre lors des précédentes négociations et finalement refusé par le Guichet Unique, à savoir pour les IEN la linéarisation de la hors-échelle B et l’accès possible à la HE Bbis, les IA-IPR s’étant vus promettre pour leur part la linéarisation de l’accès à la HE Bbis.

Nos interlocuteurs de la DGRH et de l’ensemble de l’administration centrale ont clairement rappelé l’espace de négociation qui était devant nous, passant nécessairement par la mise en place d’un corps unique d’inspection. Nous savions que nos camarades du SNIA-IPR n’étaient guère favorables à cette perspective, ce qu’ils ont rappelé dans nos échanges, ainsi que dans le cadre d’un communiqué de presse qui nous montre que bien du chemin reste à faire en termes de culture et d’aspirations partagées… Il n’en demeure pas moins que la création du corps unique d’inspection apparaît aujourd’hui comme incontournable pour obtenir les évolutions de carrière réclamées par tous les inspecteurs.

La première réunion du sous-groupe relatif aux missions des inspecteurs a été l’occasion pour les uns et les autres d’insister sur le cœur de notre métier qui concerne la pédagogie et l’accompagnement des équipes éducatives afin de les aider à mieux faire réussir tous les élèves. Cette exigence est simple à formuler, mais elle ouvre immédiatement sur nos conditions de travail et sur la question de la gouvernance de proximité.

La réflexion sur cette circulaire traitant des missions des inspectrices et des inspecteurs sera coordonnée par l’Inspection générale. Cette démarche ne manque pas d’intérêt, les inspecteurs généraux ayant eux-mêmes connu une fusion de diverses spécialités.

La question de la territorialité des inspecteurs sera aussi essentielle. Chacun s’accorde à considérer que ce n’est pas en termes géographiques qu’elle doit être abordée, mais en lien avec le projet pédagogique cible, ce qui suppose une possible variation de l’échelle territoriale.

Nous aurons aussi à préciser le concept d’expertise des inspecteurs, en veillant en particulier à définir avec plus de rigueur les champs sur lesquels cette expertise doit être reconnue. La problématique du pilotage est donc majeure pour nous et il conviendra qu’elle soit explicitement prise en compte dans la définition de nos missions.

Le SI.EN UNSA a aussi insisté sur la nécessité pour les inspecteurs de ne pas fonctionner de manière isolée, mais de privilégier dans leur mission le travail en équipe pluridisciplinaire, ce qui suppose des liaisons inter-degrés ou inter-cycles. La prise en compte du parcours de l’élève dans la continuité impose cette complémentarité entre les différentes spécialité d’inspection.

Sera aussi étudiée la question des recrutements et de la formation des inspecteurs, tant pour ce qui est de la formation initiale que continue. Il n’est nullement envisagé de négliger les différentes spécialités dans le cadre des procédures de recrutement. Le corps unique n’élimine nullement la pertinence de l’approche disciplinaire, pour autant que celle-ci ne s’impose pas au détriment des démarches interdisciplinaires.

La prochaine réunion aura lieu le 11 janvier. D’ici là, nous restons à l’écoute des adhérents et vous engageons à nous faire part de toutes les observations qu’il vous semblerait nécessaire d’intégrer dans la future circulaire relative aux missions.

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La question statutaire est évidemment celle qui nous préoccupe le plus aujourd’hui puisqu’elle est déterminante pour l’avenir du futur corps d’inspection. Comme toujours, dans ce type d’opération, il faut anticiper et prévoir à la fois la gestion du corps émergeant et celle de l’intégration des anciens inspecteurs.

La première réunion du sous-groupe de travail a été marquée par l’expression de la grogne de nos collègues représentants les IA-IPR qui ont manifestement quelques difficultés à accepter la perspective de la fusion des corps d’inspection. Au-delà de ces tensions, la DGRH a présenté quelques orientations majeures qui seraient en mesure de fournir un cadre cohérent pour le nouveau statut.

Un corps unique à trois grades s’inscrirait bien dans la dynamique mise en place pour les divers corps d’inspection au sein de la fonction publique. Le premier grade pourrait être schématiquement sous-tendu par la grille actuelle de la classe normale des IEN. Nous avons immédiatement fait observer que ceci ne serait satisfaisant qu’à la condition que soit réétudiée la question de la durée des échelons. En effet, il serait inacceptable que la progression de carrière puisse être plus rapide dans les corps viviers qu’elle ne le serait dans le corps cible. L’administration a bien compris cette préoccupation, toutefois elle fait observer qu’il serait difficile pour la Fonction publique d’accepter une vitesse de promotion identique et réduite sur l’ensemble de la grille. Rappelons que pour nous la question de l’attractivité du corps est essentielle et que des solutions doivent être trouvées pour rétablir un différentiel pertinent avec les corps viviers.

Nous avons aussi insisté sur la nécessité d’éviter les stagnations qui caractérisent trop souvent les carrières de nos collègues qui rejoignent le corps alors qu’ils ont déjà une solide expérience professionnelle. Reclassés en fin de grille, ils attendent actuellement jusqu’à 8 ans avant de bénéficier d’une promotion qui suppose impérativement l’accès à la hors classe. Une telle situation ne doit pas se reproduire dans le futur corps.

Le second grade pourrait, pour sa part, être calqué sur les indices et les progressions de la hors-classe des IEN, en intégrant la HE B comme indice terminal non contingenté de ce grade. En clair, ceci permettrait à tous les inspecteurs d’accéder à la HE B de manière linéaire, ce qui correspond bien aux engagements qui avaient été pris par le ministre.

Deux solutions sont évoquées pour le 3e grade. Soit il pourrait être calqué sur la grille terminale des IA-IPR avec linéarisation de l’accès à la HE Bbis, facilitant pour tous les inspecteurs l’atteinte de cet indice, soit ce 3e grade culminerait à la HE C, mais ne serait accessible qu’à une partie très imitée du corps, ce qui en interdirait l’accès au plus grand nombre. Nous avons évidemment une préférence pour la première solution, considérant qu’il sera toujours possible, à l’avenir, d’ouvrir de nouvelles discussions pour que le plus grand nombre des futurs inspecteurs accède à la HE C et non que cet indice ne soit réservé qu’à quelques « happy few » !

La seconde réunion, qui aura lieu le 5 février, sera l’occasion de préciser les conditions de recrutement. Nous attendons aussi avec impatience la réunion d’avril qui traitera en particulier de la question du reclassement des IEN et des IA-IPR au sein du nouveau corps.

D’ici là, nous sommes à l’écoute des adhérents pour toute observation, suggestion ou question qu’ils souhaiteraient nous communiquer.

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La troisième réunion, qui a eu lieu le 14 décembre, portait sur la question de l’indemnitaire qui apparaît comme incontournable dans le cadre de la mise en place du nouveau corps, mais qui est aussi le moyen de travailler sur une revalorisation des carrières. En effet, nous savons bien que le cadre indiciaire constitue une contrainte qu’il sera difficile de faire oublier à la Fonction publique, en revanche nous savons aussi que les régimes indemnitaires des inspecteurs sont très en deçà de ceux qui caractérisent d’autres corps d’inspection. Ils constituent donc un espace de discussion important pour obtenir assez rapidement des évolutions financières significatives, améliorant ainsi l’attractivité de la carrière d’inspecteur. Bien évidemment, cette perspective à court terme ne nous fait pas oublier qu’il serait aussi souhaitable de rentrer sur des effets plus durables qui pourraient être envisagés avec des stratégies comme la transformation primes/points, mais les échéances d’une telle perspective nécessiteront la création d’un nouvel espace de discussion…

Dans un premier temps, la DGRH souhaite construire un régime indemnitaire pour le nouveau corps qui serait bâti sur des volumes financiers plus en corrélation avec les responsabilités qui sont les nôtres. Ce futur régime serait aussi l’occasion de lisser les divers régimes en place, supprimant de facto d’anciennes modalités qui apparaissent aujourd’hui non seulement comme désuètes, mais surtout pénalisantes.

Le modèle du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) est celui qui est envisagé. Il pourrait être articulé autour de trois groupes aux contours qui restent à déterminer.

Globalement, la question de la transparence dans l’attribution des indemnités sera fondamentale. Le RIFSEEP possède en effet deux composantes : l’IFSE (indemnité de fonction, de sujétion et d’expertise) et le CIA (complément individuel annuel). Grossièrement, la première renvoie au type de poste occupé, la seconde à la manière de servir. Il apparaît donc que se pose inévitablement la question de l’évaluation des inspecteurs qui reste encore largement à parfaire…

La prochaine réunion sur ce thème, prévue le 15 février, devra déboucher sur des perspectives plus claires sur l’ensemble des questions relatives à ce nouveau régime indemnitaire. Une fois encore, les adhérents sont invités à s’exprimer sur ce thème.

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Les contributions 

 L’IEN du premier degré a une fonction qui s’apparente plus à celle de Perdir que d’IPR, d’autant que nous sommes supérieurs directs contrairement aux collègues du second degré. Cette fusion des corps d’inspection va-t-elle entraîner la suppression du lien hiérarchique direct IEN/PE et faire des directeurs d’école les supérieurs des PE à l’image de ce qui existe dans le second degré ?

La pluralité des missions d’IEN premier degré le rend intéressant même si l’on a parfois le sentiment de s’éparpiller. Les nombreuses décisions du quotidien, même d’ordre administrative, sont prises en gardant en vue la pédagogie (ex : remplacement d’un collègue absent, pilotage des PIAL…).
S’il est important de recentrer les missions de l’IEN sur le pédagogie, il faut veiller toutefois à ce que son rôle ne soit réduit à celui de simple formateur.
La suppression des certaines tâches (administratives) confiées aux IEN depuis de nombreuses années interroge aussi sur :
Le devenir des secrétaires/assistantes de circonscription et des diverses inspections par circonscription ;
Le devenir des circonscriptions (le pilotage de IEN 1er degré doit rester la circonscription pour plus de proximité. Une évolution est en cours dans mon département afin que les circonscriptions soient en phase avec les territoires des communautés de communes pour plus de cohérence) ;
Le rôle de l’IEN en tant que médiateur en cas de difficulté avec une famille, une mairie ?
La dégradation des conditions de travail. Si le pilotage des IEN 1er degré n’est plus celui d’une circonscription, cela pourrait se traduire par la fermeture des inspections locales. Il ne faudrait pas, comme pour les IPR, que nous nous retrouvions à partager des locaux à la DSDEN ou au rectorat avec un.e seul.e secrétaire pour plusieurs inspecteurs ;
La menace sur le nombre de postes d’IEN actuel dans les départements. Aura-t-on notamment besoin d’autant d’inspecteurs du premier degré dans chaque département si nous recentrons uniquement notre travail sur la pédagogie et l’accompagnement des équipes et si nous ne sommes plus les supérieurs hiérarchiques directs ?

Réponse :

Depuis longtemps, nous avons souligné l'incohérence qu'il y avait à cumuler dans le premier degré deux fonctions totalement dissociées dans le second : la fonction d'inspection et celle de direction. Cette dernière suppose une proximité qui ne caractérise nullement la première. La pluralité des missions peut avoir un aspect sympathique pour celui qui les assume, mais elle fait passer au second plan ce qui devrait être essentiel : l'efficacité du système éducatif et la mobilisation de chacun à son poste, sur des missions clairement identifiées. Il ne faut toutefois pas imaginer des évolutions rapides et radicales dans les pratiques professionnelles des inspecteurs des différentes spécialités. Pour le 1er degré, en particulier, il est tout à fait impossible de faire disparaître du jour au lendemain les responsabilités des inspecteurs dans le champ qui relève pourtant de la fonction de direction. En effet, cela suppose de faire évoluer le statut, les missions et le positionnement des directeurs d'école, ce qui nécessite du temps et des accords qui sont loin d'être actés à ce jour. Tant que cette question ne sera pas résolue, celle de la circonscription ne pourra guère évoluer. A terme, il faudra s'interroger sur la dimension territoriale qui caractérise inévitablement le travail de tous les inspecteurs. Le concept de circonscription devra être interrogé et des évolutions seront nécessairement à imaginer, mais rien n'est écrit pour l'instant en ce domaine. On peut être à peu près sûr d'une chose : la territorialité des inspecteurs supposera inévitablement des solutions de gestion adminsitrative ; il faudra aussi prévoir des équipes de conseillers pédagogiques pour le premier et le second degré qui travailleront sous l'autorité des inspecteurs. Bien des pistes de réflexion sont ouvertes... Petite précision : les IEN ne sont pas les supérieurs hiérarchiques directs des enseignants, pas plus que les IA-DASEN ne sont les supérieurs hiérarchiques directs des IEN...

 

 Quel reclassement envisagé pour les IEN en poste ?
Les IEN classe normale seraient-ils reclassés au 1er grade ?
Les IEN hors classe au grade 2 ?

Proposition de reclassement à minima à l’indice supérieur avec conservation de l’ancienneté pour montrer une volonté de revaloriser les carrière d’IEN.

Passage d’un grade à l’autre :
Il n’y a plus d’obligation de mobilité pour le passage à la hors classe actuellement. Le passage serait-il automatique ? en fonction d’une évaluation par l’IA.DASEN ou Recteur ? Il ne faut pas que cette condition de mobilité soit remise pour le passage du 1er grade au grade 2 puis au grade 3. Cela freinerait les carrières sans oublier que cela pourrait aussi avoir un impact sur le plan personnel.

Durée envisagée pour le passage du 1er grade au grade 2 puis ensuite au grade 3 ?
8 ans en moyenne actuellement pour le passage de la classe normale à la hors classe…contre 6 à 7 ans pour les IPR…

Réponse :

La question des des reclassements n'est pas encore traitée ; elle sera abordée en mars, avril. Pour plus de précisions sur les conditions de passage d'un grade à l'autre, il faudra attendre février. Bien évidemment, nous resterons très attentifs à ce que le nouveau corps mis en place corresponde à une amélioration de nos situations et non à une dégradation !

 

 Le régime indemnitaire n’est pas le même entre IEN du premier et IEN du second/IPR.

Une Indemnité de fonction (IF aux IEN 1er degré) dont le montant est compris entre 7050 € et 9306 € (sans la dernière revalorisation), complétée par une indemnité forfaitaire de déplacement de 3219 € défiscalisée.
- Une indemnité de charges administratives (ICA) versée aux IEN 2nd degré et IA IPR, comprise entre 10450 € et 14369 €

La mise en place du RIFSEEP doit permettre des avancées pour tous et non pour quelques-uns.

Une partie de l’indemnité des IEN du premier degré n’est pas imposable à ce jour (indemnités des 110 Journées). Il faut donc que l’on aboutisse à un système cohérent, plus rémunérateur mais qui, une fois l’impôt à la source retiré, ne se traduise pas par une baisse de salaire pour les IEN 1er degré.

Le RIFSEEP possède en effet deux composantes : l’IFSE (indemnité de fonction, de sujétion et d’expertise) et le CIA (complément individuel annuel). Ce régime indemnitaire serait-il fonction du grade (1er, 2ème ou 3ème) ? de l’échelon ?

Montant de l’IFSE : est-ce qu’il sera au moins égal au montant des indemnités perçues actuellement ?

Le versement du CIA pourra t-il être revu à la baisse selon les années (ex. dans le cas d’un arrêt maladie) ? Y aura-t-il un minimum versé ou est-ce que ce sera comme les perdir qui peuvent percevoir une part « résultats » tous les 3 ans modulable de 0 à 6000 euros ?
Cela se traduira t-il par un entretien annuel ou tous les 3 ans avec IA.DASEN ou Recteur ? Une lettre de mission sera-t-elle mise en place dans ce cadre ?

 Réponse :

Le RIFSEEP est un régime qui présente de nombreux avantage... mais pas celui de la simplicité ! Comme pour la question précédente, de nombreux points restent encore en débat aujourd'hui et l'administration n'a pas fait de propositions claires à cette étape du dialogue social. Il y a toutefois une certitude : en aucun cas le passage RIFSEEP ne peut se traduire par une baisse du régime indemnitaire précédent. Pour ce qui est du CIA, celui-ci dépned directement de l'appréciation portée sur le travail de l'agent ; l'hypothèse d'une baisse l'année n + 1 par rapport à l'année n ne peut donc pas être exclue. L'usage montre cependant qu'une telle situation est assez rare. La question de la lettre de mission, comme celle de l'évaluation des inspecteurs, a inévitablement émergé lors des échanges avec la DGRH. Nous avons souvent réclamé l'ouverture de vraies discussions sur ce point essentiel avec deux principes simples : d'une part, l'évaluation doit être basée sur des éléments objectifs et doit s'inscrire dans une perspective professionnelle et non simplement relationnelle comme c'est trop souvent le cas, d'autre part la lettre de mission doit inclure la question des moyens, aussi bien matériels qu'en termes de capacité d'action, qui sont susceptibles d'être mobilisés pour atteindre les objectifs fixés.

 

 Un point dont je souhaite vous faire part concernant la réflexion sur nos statuts.

Il porte sur l’accès à la hors classe dans le futur statut pour les IEN qui ont accédé récemment à la hors classe des IEN et qui risquent de ne pas être reclassés à la hors classe dans le nouveau statut.

J’ai pour ma part pu accéder à la hors classe des IEN en janvier 2020 après 8 ans dans la fonction et environ 6 ans d’ancienneté dans le dernier échelon de la classe normale.

Mon report d’ancienneté dans la hors classe a été de seulement 2 ans et 3 mois. J’ai donc fait « cadeau » d’environ 3 ans et 9 mois d’ancienneté à l’administration du fait de la durée d’attente pour passer à la hors classe.

Après avoir passé un long moment dans la « salle d’attente » pour l’accès à la hors classe des IEN je ne voudrais pas être obligé de devoir subir la même chose pour l’accès à la hors classe dans le futur statut.

Une vigilance particulière me semble donc nécessaire lors du travail sur les conditions de reclassement afin que cette situation ne se produise pas et ne pénalise les IEN qui sont dans ce cas-là.

Concernant le libellé du nouveau corps il me semble nécessaire qu’il fasse référence à l’Éducation Nationale afin d’être identifiable à l’externe. Le libellé inspecteur ne pourrait donc suffire car il y a aussi les inspecteurs de police, des impôts, du travail, ….

 Réponse :

Dans le futur statut, à ce jour, il n'est pas envisagé de hors classe, mais trois grades pour lesquels les chevauchements ne sont pas encore précisés. Le second grade étant envisagé comme susceptible d'être calqué sur l'actuelle HC des IEN, il semble légitime de penser que les collègues ayant accédé à la HC soient directement reclassé dans le deuxième grade du nouveau corps. Ainsi qu'indiqué plus haut, cette question du reclassement des IEN dans le nouveau corps d'inspection sera traitée en mars-avril. L'adminsitration nous a d'ores et déjà assuré de son souci que chacun trouve son compte et soit satisfait de son reclassement. L'objectif que nous partageons avec nos interlocuteurs ministériels est celui de la fluidité des carrières, élément essentiel pour leur attractivité. Pour ce qui est de la future appellation des inspecteurs, ce sera la dernière (et redoutable !) question qui sera traitée dans le cadre de ce groupe de travail. Il est probable qu'in fine ce soit le minsitre lui-même qui arbitre l'inévitable débat que nous connaîtrons sur ce point.

 

 

Je participe, modestement, à la réflexion proposée sur le site du SIEN;

Je partage quelques réflexions et remarques en lien avec l'article sur le CR du GT05.

1/ La question des missions doit interroger le nécessaire lien aux écoles et la place des circonscriptions pour l'IEN 1er deg. Il ne suffit pas de changer les missions sur le papier mais bien d'aller vers un changement profond. Nous assurons déjà de nombreuses missions de gestions de problèmes /situations des écoles sans que cela ne soit écrit explicitement dans nos missions. Sans réinterrogations des missions des directeurs d'école, je ne vois pas comment les choses changeraient...Il faudra toujours un interlocuteur pour compenser l'absence de pouvoirs et de responsabilités hiérarchiques et administratives des directeurs...La définition demande donc une clarification des tâches administratives en lien avec les prérogatives des écoles et celles des administratifs des DSDEN.

S'agit-il de devenir des IA IPR 1er degré ? Personnellement je le souhaite, loin de ces tâches administratives chronophages et inutiles qui sont les nôtres au quotidien.

Il me semble aussi qu'il faut réfléchir à l'utilisation de notre statut de cadre par l'administration pour imposer toujours plus de missions. Les textes définissant des missions larges, toute nouvelle commande peut rentrer dedans : gestion d'une mission départementale (variété des missions selon les départements...), gestion d'un PIAL, inspection des écoles hors contrats, des IEF, etc. Si un nouveau statut est crée en lien avec un nouveau texte, il faudrait que les autorités hiérarchiques en tiennent compte et s'adaptent...

2/ Concernant le statut: se pose la question de la transition : sera-t-on de fait obligé de passer dans le nouveau corps ? Quid si on voudrait refuser = quelle porte de sortie ? La disparition de certaines spécialités d'agrégation avaient conduit à une époque à ce qu'on propose une équivalence me semble -t-il. Certains agrégés de physique appliquée étaient ainsi devenus agrégés de maths...(disparition du corps de Physique Appliquée) . Quelles passerelles donc pour un IEN qui ne souhaiterait pas ce nouveau corps ?

3/ sur la question indemnitaire: en tant que jeune IEN (4è année d'IEN, promo 2018, et âgé de 44 ans), cette question ne me semble pas primordiale, la question des missions et du statut me semblant plus primordiales...Je ne passerai pas hors classe avant qqs années encore...

 Réponse :

Sur le premier point évoqué, je renvoie à la réponse apportée à la première contribution. En effet, la mise en place du nouveau corps ne pourra pas faire l'économie d'une remise en cause des pratiques actuelles en termes de mission et de relations hiérarchiques des inspecteurs . Ceci sera particulièrement important dans le premier degré, mais la question de la territorialisation des missions sera aussi une réelle et forte évolution pour les pratiques du second degré. Toutes ces évolutions ne pourront pas se faire dans la brutalité, mais nécessiteront du temps et de la réflexion, ce qui n'exclut en rien la volonté politique qui devra être clairement posée au plus haut niveau. Pour le second point, la question est plus délicate. Nous ne sommes pas dans la situation de la suppression d'une spécialité, mais de la disparition des corps actuels d'inspection, accompagnée par l'intégration des actuels inspecteurs dans ce nouveau corps et par la mise en place de nouvelles modalités de recrutement pour alimenter ce corps. Il n'est nullement prévu, à ce jour, de "porte de sortie" qui permettrait à un inspecteur de rester sur ses missions actuelles, son ancien corps n'existant plus. La seule solution pour un collègue qui ne trouverait pas du tout sa place dans le nouveau corps serait de rechercher une intégration dans un autre corps (personnel de direction, par exemple). Rien de plus précis n'est prévu à ce jour. Pour le troisième point, la question est tout aussi importante pour un jeune IEN que pour un ancien ! En effet, la question de la progression de carrière est essentielle pour qu'une personne se sente bien dans sa position au sein du système et fournisse donc l'important travail attendu de tout cadre. Le passage du premier grade au second doit permettre une meilleure fluidité que celle que nous connaissons aujourd'hui. Nous ne devons pas oublier que de nombreux collègues intègrent le corps des IEN en étant reclassés au dernier ou à l'avant-dernier échelon de ce grade et qu'ils doivent attendre 8 ans avant d'accéder à une promotion qui est le passage à la HC. Une telle situation est réellement frustrante et ne doit pas se retrouver dans le nouveau corps. De la même manière, la question des régimes indemnitaires est un vrai problème. C'est un élément majeur pour redonner plus d'attractivité à nos métiers.

 

 

Je suis IEN 1D et je trouve que ce projet de fusion des corps d'inspection est positif.

Je m'interroge néanmoins sur la mobilité qui sera possible à l'intérieur de ce nouveau corps. Auparavant, un IEN, après 5 ans d'expérience dans le corps d'IEN pouvait passer le concours d'IPR EVS ou histoire géographie ou une autre spécialité. Ma question est la suivante: une mobilité sera t-elle possible à l'intérieur de ce nouveau corps? si oui, selon quelles modalités? (ancienneté, sur entretiens...) ? Peut être aussi avec une formation comme cela est le cas aujourd'hui quand un IEN réussit le concours d'IPR et a une formation statutaire d'une année à l'IH2EF.

La question d'une mobilité facilitée me semble intéressante et pourrait être un point positif de cette fusion en évitant de repasser un nouveau concours. On pourrait même envisager qu'un IPR maths ou Lettres passe dans le premier degré pour être IEN... Pour autant, la création du nouveau corps des psyEN n'a pas permis une mobilité pour passer d'un degré à l'autre... il me semble donc que la question de la mobilité doit vraiment être discutée.

Merci par avance

 Réponse :

La question n'a pas encore été traitée, néanmoins elle mérite de l'être. Implicitement, on peut penser que la mise en place d'un corprs unique devrait faciliter ce type de mobilité fonctionnelle, mais il est aussi probable que celle-ci sera facilitée par les échanges et les travaux en commun que seront amenés à traiter les futurs inspecteurs. L'inquiétude que tu exprimes en faisant le parallèle avec les psychologues de l'éducation montre cependant qu'il faudra que nous soyons attentifs pour que de telles souplesses soient effectivement mises en oeuvre. On peut aussi envisager la situation résultant de la fusion des inspections générales qui apparaît comme beaucoup plus positive.

 

 

 

 

 

 

 

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