Retour vers le futur, épisode 4 pour les inspectrices et les inspecteurs
À l’heure où se dessine l’avenir politique et structurel de notre institution, le SI.EN entend pleinement prendre part aux évolutions en cours et faire entendre la voix des inspectrices et des inspecteurs, au plus près des réalités du terrain.
Aux côtés des nouvelles et nouveaux IEN
Le 15 septembre, le SI.EN était présent à l’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation à l’occasion du premier regroupement des lauréates et lauréats du concours d’inspecteur de l’Éducation nationale.
Cette rencontre a permis de nombreux échanges avec celles et ceux qui entrent aujourd’hui dans le métier. Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui sont venues à notre rencontre. Beaucoup ont choisi d’adhérer au SI.EN, rejoignant celles et ceux qui avaient déjà franchi le pas et renforçant ainsi le collectif indispensable à la conduite de nos actions.
Car défendre notre métier, ses conditions d’exercice et sa capacité d’action suppose aussi de construire une force collective capable de porter la parole des inspectrices et des inspecteurs.
Prochaine étape : le "P350"
Nous serons prochainement nombreuses et nombreux à nous retrouver dans le cadre du regroupement consacré à ce qui est communément appelé le "P350".
Une appellation pour le moins surprenante, peut-être hybride… ou pas !
Derrière ce clin d’œil se pose toutefois une question beaucoup plus sérieuse : quelle place notre institution entend-elle réellement accorder aux inspectrices et aux inspecteurs dans son fonctionnement et dans la mise en œuvre des politiques éducatives ?
Des cadres, pas de simples exécutants
Les inspectrices et les inspecteurs de l’Éducation nationale ne supportent plus de se voir imposer, de manière verticale, des injonctions contradictoires ou paradoxales.
Cette manière de fonctionner n’a plus de sens. Elle est infantilisante, contreproductive et contribue à disperser notre énergie, tout en fragilisant notre professionnalité.
Sommes-nous des cadres, oui ou non ?
Les IEN disposent d’une expertise professionnelle, d’une connaissance fine des territoires et d’une capacité d’analyse qui doivent être pleinement reconnues. Nous sommes parfaitement capables de lire, d’interpréter et de mettre en œuvre les textes qui régissent notre action dès lors qu’ils s’inscrivent effectivement dans le cadre de nos missions.
Être cadre ne saurait se résumer à relayer des consignes successives. Cela suppose de pouvoir exercer ses responsabilités, analyser les réalités du terrain, hiérarchiser les priorités et disposer des marges d’autonomie nécessaires pour agir efficacement au service des équipes et des élèves.
Reconnaitre pleinement le travail des IEN
Dans ce contexte, le SI.EN UNSA revendique avant tout la reconnaissance statutaire du travail accompli quotidiennement sur le terrain.
Cette reconnaissance passe aussi par une évolution des relations hiérarchiques. Les postures autoritaires ne permettent ni de mobiliser les compétences professionnelles des inspectrices et des inspecteurs ni de construire durablement la confiance dont notre institution a besoin.
Le SI.EN continuera donc de défendre une conception exigeante du métier d’inspecteur, fondée sur la responsabilité, l’expertise, l’autonomie et le dialogue.
C’est aussi à cette condition que nous pourrons contribuer pleinement à la construction collective d’une École plus juste, au service de la réussite de tous les élèves.
Le SI.EN UNSA continuera à porter cette exigence : reconnaitre les inspectrices et les inspecteurs comme des cadres à part entière, leur donner les moyens d’exercer leurs responsabilités et construire avec eux, plutôt que pour eux, les évolutions dont notre système éducatif a besoin.