Le SI.EN UNSA a réclamé avec insistance auprès du ministère la mise en place d'un comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle. L’objectif est clair : dresser un bilan rigoureux de cette première année de mise en œuvre, marquée par le déploiement du "parcours en Y".
Sur le terrain, le constat est alarmant : absentéisme record des élèves, épuisement des équipes enseignantes et surcharge de travail inédite pour les inspecteurs chargés de l’accompagnement des lycées. À cela s’ajoutent des tensions critiques sur l’organisation des examens.
L’action du SI.EN auprès de nos interlocuteurs ministériels est constante : nous demandons un retour à une organisation cohérente. Cette réforme, précipitée, a été dictée par l’affichage politique, notamment l'objectif de "doubler le volume des PFMP", plutôt que par des impératifs pédagogiques.
Pour satisfaire cette injonction présidentielle, le cabinet de la ministre Grandjean a dû concevoir un dispositif "au chausse-pied", aboutissant à ce schéma en Y.
Si ce dernier permet techniquement d'augmenter le temps en entreprise pour les élèves visant l’insertion immédiate, le coût est exorbitant : désorganisation des services, baisse drastique des heures d’enseignement et démobilisation scolaire.
Retrouvez sur le site de notre fédération les pistes et solutions portées par l’UNSA pour sortir de cette impasse.
➡️ Terminale pro : le comité de suivi soumet le Y à la réflexion
Le ministère attend des IEN qu’ils soient des acteurs clés de l’accompagnement des 800 collèges les plus exposés à la difficulté scolaire. Ces établissements, qui représentent 15% des collèges, concentrent 40% des élèves obtenant moins de 8/20 en français et maths au brevet. Il s’agit d’articuler : expertise premier degré, continuité école‑collège et appui direct au pilotage.
Analyse et réaction du SI.EN
Alors que des informations un peu schématiques circulent depuis une semaine sur l’indiciaire et l’indemnitaire des IEN, ce qui nous a conduits à répondre et expliciter individuellement à de nombreux collègues les écrits concernés, vous trouverez dans cet article un point exhaustif de l’historique et des perspectives sur le sujet
Petit historique :
Les IEN ont obtenu une revalorisation de l’indemnité de fonctions pour les IEN 1er degré en 2020 et de l’indemnité de charges administratives pour les IEN du 2nd degré en 2021 d’un montant brut annuel de 1 200 €.
En 2022, lors du passage au RIFSEEP, les IEN obtiennent une revalorisation indemnitaire via l’IFSE :
En cumulant les deux revalorisations, le régime indemnitaire des IEN lié aux fonctions occupées a progressé en moyenne de 2 054 € à 2 554 € brut annuel pour les IEN du 2nd degré (soit de 16 % à 20 % d’augmentation), et de 2 961 € à 3 461 € brut annuel pour les IEN du 1er degré (soit de 26 à 30 % d’augmentation).
Par ailleurs, un CIA a été mis en place progressivement à compter de 2023, passant de 500 euros annuel brut en 2023 à 1 600 euros en 2025.
Plusieurs revalorisations statutaires ont également été mises en œuvre pour les IEN :
Bien évidemment toutes ces avancées ne sont pas sans lien avec l’engagement, la détermination et la force de négociation du SI.EN-UNSA, force liée au nombre conséquent de nos adhérents !
Perspectives :
Concernant plus spécifiquement l’accès à l’échelon spécial de la hors classe pour l’année 2026, le raisonnement par le seul pourcentage est une sorte de leurre : en effet, le nombre de promouvables pour 2026 a doublé par rapport à 2025, ce qui a entrainé de fait, à moyens financiers constants, une régulation. En revanche, le SI.EN s’est emparé du sujet de sorte que le nombre de promus 2026 ne soit pas en baisse et, à ce jour, nous sommes en mesure de vous annoncer que ce sont potentiellement 37 collègues qui passeront à l’échelon spécial en 2026 contre 35 en 2025.
Mais cela n’est pas satisfaisant, car vous savez bien que nous nous battons depuis plusieurs mois pour la linéarisation de cet échelon spécial, et que nous étions proches d’aboutir avec le précédent ministère. Au passage, rappelons que c’est bien le SI.EN UNSA qui a négocié l’ouverture d’un dialogue spécifique au printemps 2025 et qui en a obtenu l’ouverture juste avant les congés d’été, le 1er juillet dernier. Même si le changement gouvernemental a mis en pause ce dialogue, nous continuons avec insistance à demander sa poursuite sans délai.
Vous avez pu, vous pouvez et vous pourrez toujours compter sur notre détermination sans faille pour aboutir sur les revendications que portons pour chacune et chacun des IEN.
Un peu comme sur la balance Roberval, chaque adhérent(e) apporte sa masse syndicale pour faire la faire pencher du bon côté.
Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre !
Le SI.EN UNSA s'associe à l'indignation du SNPDEN UNSA face à un jugement qui fait preuve d'une singulière bienveillance à l'égard de celui qui appelait à "brûler vif" un chef d'établissement. De telles déclarations sont totalement inacceptables et nul défenseur de la Laïcité ne peut accepter ce que nous n'hésitons pas à considérer comme un déni de justice. Nous apportons tout notre soutien au proviseur du Lycée Ravel à Paris, victime à double titre.
Consulter le communiqué de presse du SNPDEN

Le SI.EN UNSA appelle ses adhérents et sympathisants à s'associer aux marches mises en place un peu partout en France.